| Le cinéma chinois |
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| Écrit par Aline Sombat | |
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Le cinéma chinois désigne au sens large les films provenant de la Chine continentale, de Hong-Kong et de Taiwan. Malgré les liens linguistiques, historiques et culturels, leurs cinémas sont très différents. Parfois confondus dans les pays occidentaux, ils ont une histoire et un style qui leur est propre. • Le cinéma de la Chine continentale : Après 1949, le cinéma de la Chine continentale a été dissous par le parti communiste chinois jusqu’à une proche période. Bien que certains films à connotation politique restent censurés et interdits en Chine, la plupart d’entre eux sont autorisés à être diffusé dans les salles de cinémas ou bien les festivals de film. • Le cinéma hongkongais est assez commercial et très populaires à l'étranger Il fait parti des quatre courants du cinéma chinois, avec celui de la Chine continentale, de Singapour et de Taiwan. Etant une ancienne colonie britannique, Hong Kong a bénéficié d'une liberté économique et politique que n'avait pas la Chine continentale et Taiwan. Elle est devenu un centre de production cinématographique pour le monde sinophone, y compris la diaspora, ainsi que pour l'Asie de l'est en général. Pendant des décennies, Hong Kong a été le troisième producteur de film après Hollywood et Bollywood. Malgré la crise du milieu des années 1990, et le retour à la souveraineté chinoise en 1997, les films hongkongais ont gardé leur identité et continuent de jouer un rôle important sur la scène du cinéma mondial. En occident, le cinéma hongkongais populaire a toujours été très apprécié et peut aujourd'hui considéré comme un élément de la culture dominante. Son influence a été considérable notamment sur les récents films d'action hollywoodiens. • Le cinéma taïwanais a été marqué par la domination japonaise jusqu'en 1937 puis par les profondes mutations socio-économiques : Le cinéma Taïwanais a connu de grandes vagues d’évolution : De 1901 à 1937, Taiwan est une colonie japonaise et son cinéma est fortement influencé par le cinéma japonais. En 1925 Whose Fault Is It est considéré comme le premier film vraiment taïwanais. Le début de la seconde guerre sino-japonaise interrompt la production cinématographique jusqu'en 1945. Le cinéma taïwanais renaît à partir de 1949 et la fin de la guerre civile entre les partisans du Parti communiste chinois les nationalistes du Kuomintang, où de nombreux réalisateurs favorables à Tchang Kaï-chek rejoignent Taiwan. Durant cette période, les premiers films produits sont des films officiels en mandarin choisis par le gouvernement qui voulait unifier le pays en déclarant le mandarin comme langue officielle. Les autres, dans une langue différente notamment le taïwanais, étaient voués à disparaître, faute de subvention de l'Etat. Les années 1960 marquent le début de la modernisation rapide de Taiwan avec la focalisation du gouvernement sur l'économie, le développement industriel et l'éducation. En 1963, il créé le Central Motion Picture Corporation (CMPC) qui introduit le mélodrame dit du "réalisme sain ».Durant cette décennie, les films taïwanais calquaient le modèle « made in Hong-Kong », soit le cinéma de divertissement largement constitué de mélodrames larmoyants et de films de kung-fu. Les films à sensations fortes et séries B prédominent : le divertissement prime sur la réflexion, l'évasion sur l'interrogation du réel. Le réalisme sain disparaît peu à peu au profit de mélodrames qui traitent néanmoins toujours de l'ambivalence entre les mutations sociétales et la morale. Avec le relâchement de la censure à la fin des années 1970, le genre du réalisme social se développe autour de films consacrant la violence masculine et une approche misogyne de la sexualité. Au début des années 80, la donne va progressivement changer. Une nouvelle génération voit le jour : elle est plus intellectuelle, davantage cultivée et informée, et ressent de nombreuses affinités avec le cinéma européen et le film d'auteur. Plusieurs de ces jeunes cinéastes qui font leurs premiers pas refusent ainsi de produire des films grand public et optent pour une approche à la fois plus personnelle et plus ancrée de la réalité et l'histoire taïwanaises. Leur travail - et leurs œuvres - vont ainsi s'inscrire sous cet axe double cinéma d'auteur - cinéma social et critique. Ce seront les premiers pas de ce l'on nommera la "nouvelle vague taïwanaise". En 1983, un film à sketches intitulé Sandwich Man va s'imposer comme le manifeste de cette nouvelle génération. Composé de trois sketches, Sandwich Man cristallise les préoccupations quasi documentaires et une approche plus complexe et sophistiquée du septième art que la nouvelle vague taïwanaise va privilégier, devenant sa marque de commerce. Le coup d'envoi est donné : parmi les participants au film, on retrouve le nom de Hou Hsiao-Hsien, dont le sketch The Son's Big Doll est l'un des plus remarqués. Immédiatement proclamé l'un des plus beaux espoirs du cinéma taïwanais, Hou deviendra le mentor et la principale source d'inspiration de ce renouveau avec Edward Yang. La nouvelle vague des années 90 donne naissance à une seconde vague qui est moins sérieuse et plus accessible, sans renier le souci de décrire la société taïwanaise. Ainsi, Vive l'amour de Tsai Ming-liang qui remporte le Lion d'Or de Venise en 1994, dépeint l'isolation, le désespoir et l'amour entre de jeunes adultes de Taipei. The Peach Blossom Land de Stan Lai est une tragi-comédie sur des groupes d'acteurs répetant des pièces différentes sur la même scène, qui remporte des récompenses aux festivals de Tokyo et Berlin. Ang Lee, est certainement le réalisateur le plus connu de la seconde vague. Ses premiers films Pushing Hands (1991), The Wedding Banquet (1993), et Eat Drink Man Woman se concentrent sur les conflits générationnels et culturels dans les familles modernes. Il s'est démarqué de la nouvelle vague en revisitant le genre wuxia avec Tigre et dragon qui remporte un succès immense à l'étranger.
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